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29 mars 2018

 Catégorie : Nos cursus Artline inside

Sensible à l'univers du design et de l'architecture d'intérieure, vous êtes intéressé par ce secteur et ses métiers ? Vous souhaitez travailler dans un secteur alliant architecture d'intérieure, design et création numérique ? Violaine Raguin, Responsable du Pôle Design & Architecture intérieure 3D, vous partage son parcours, ses expériences et vous présente le Bachelor Design & Architecture intérieure 3D. Découvrez à travers cet article les enjeux de la formation et les compétences que vous allez acquérir. 

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Réalisation de Violaine Raguin pour Lacoste, Agence Malherbe Paris.

Bonjour Violaine, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel ?

Bonjour! Alors j’ai un parcours un peu “double”. J’ai commencé par une license en architecture intérieure et design à l’ESAG Penninghen, puis j’ai enchaîné sur un master de cinéma d’animation 3D à Isart Digital pendant lequel j’ai pu intégrer l’agence Malherbe Design en alternance avec mes études. J’ai été formée pendant 2 ans au sein de cette agence au métier de designer 3D. Après mon diplôme, je suis retournée au sein de l’agence Malherbe, où j’ai travaillé 5 ans en tant que designer 3D, pour différents clients. Longtemps affectée au dossier Dior, j’ai ensuite diversifié mes compétences en retail design en travaillant sur des projets d’aéroports, de grands magasins mais aussi sur des volumes plus petits comme des PLV pour les montres cartier par exemple.

Au cours de tes expériences professionnelles, tu as eu l’occasion de travailler sur différents projets, quel est celui qui t’a le plus passionné ?

J’en ai deux : j’ai un attachement “historique” pour Dior, j’ai consacré presque 6 ans de ma vie à ces projets. C’est sur ce dossier que j’ai été formée à ce métier. Évidemment, c’est avec une vraie passion que j’ai fait 3 fois le tour du monde derrière mon écran pour travailler sur les stands de la marque : en Chine, en Angleterre, en Russie...

 

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 Réalisation de Violaine Raguin pour Dior, Agence Malherbe Paris.

Mon deuxième grand coup de coeur, ça a été le projet Fred. Un projet un peu haute couture pour cette joaillerie de la côte d’azur.

 

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Réalisation de Violaine Raguin pour Fred, Agence Malherbe Paris.

J’ai eu la chance de travailler sur des projets dits “luxe”, en direct avec Hubert de Malherbe - directeur de l’agence Malherbe -  et Houssem Abdi, mon mentor designer 3D pendant plusieurs années, auprès de qui j’ai beaucoup appris. Chacun à sa manière, ils m’ont transmis leur passion, mais aussi leur culture qui m’ont permis de comprendre mon métier. Celui-ci pouvait soit être une mise en pratique d’un logiciel, soit devenir un métier de réflexion où le logiciel devenait mon outil de création. C’est pour cela que j’aime l’intitulé “design 3D” et non pas seulement “infographie 3D” qui regroupe beaucoup de métiers en réalité. Je dessinais autant qu’un designer “normal” au final. C’est aussi comme cela qu’est née l’idée de cette formation, et Institut Artline était l’écrin idéal pour son développement.

Aujourd’hui, tu es Responsable du Pôle Design & Architecture intérieure 3D. Peux-tu nous en dire plus sur la formation. Quels sont les objectifs de la formation Bachelor ?  

L’objectif de cette formation, c’est avant tout que le futur architecte d’intérieur/designer maîtrise ses outils de créations. Aujourd’hui, les agences ne cherchent pas que des bons créatifs, mais surtout des bons créatifs efficaces. C’est bien joli les idées, mais qui les produits? Des idées, on en a tous. Un savoir faire de qualité, c’est moins sûr.

Le designer d’aujourd’hui doit maîtriser toute une palette de logiciels pour pouvoir concrétiser son projet.

Je compare toujours avec le musicien. Avant d’interpréter, on apprend les notes, les gammes, la technique. Ensuite on peut créer, interpréter, émouvoir...pratiquer son métier en somme! 

Avec des professionnels du milieu, nous avons donc élaboré un programme en 2 ans. La première année est une année de découverte du métier, sa culture et des outils. C’est l’initiation. La deuxième année, l’étudiant consolide ses bases avec un travail plus approfondi sur l’architecture intérieure et le design en eux-même, techniques de construction, cas pratiques, gestion de chantier, réalisation de dossier d’APS (avant projet sommaire). Au terme de ces deux premières années, l’apprenant peut prétendre à une insertion professionnelle, ou à une spécialisation en mastère.

Peux-tu nous dire quelles sont les étapes de réalisation d’un rendu 3D ?

Un rendu 3D s’inscrit dans un projet global : pas de rendu 3D sans idée, concept, projet et plan en amont. Dans le process 3D pur, il y a une première étape de compréhension du plan/des élévations.

Les apprenants acquièrent les outils pour modéliser, c’est-à-dire construire en volume un espace ou un objet. Cela demande de la précision, mais aussi une capacité d’interprétation en 3 dimensions. C’est une gymnastique d’esprit.

Ensuite, ils doivent travailler les matériaux. Encore une fois, on ne peut pas “texturer” de manière pertinente sans connaître les propriétés réelles des matériaux. Cela renvoie à des notions parfois d’artisanat (le bois, le marbre) et de physique des matériaux. (le verre, l’acier etc…)

La deuxième grande partie sera le lighting, soit la mise en lumière de leur modélisation. Cela fait appel encore une fois à des connaissances très concrètes : la température de la lumière, la forme de trace d’éclairage (spots ciblés ou pas)...etc. mais aussi des connaissances plus artistiques : mettre en valeur un volume par la lumière.  C’est une partie qui s’articule avec l’étape suivante, le rendu, et qui demande des connaissances égalements en photographie et en composition d’image. Le rendu et la retouche finale impliquent aussi la maîtrise de l’intention narrative. Il y a tout un enjeu de communication du projet à ces étapes de lighting/rendu/retouche.

Avec les nouvelles technologies, les formations pour devenir architecte d’intérieur, concepteur d’espace ou encore infographiste 3D doivent s’adapter. En quoi l'Institut Artline est innovant dans son approche pédagogique ?

L'innovation d’Institut Artline, c’est cette souplesse d’adaptation aux besoins du marché, qui est presque liquide tellement tout cela va vite. Alors on doit “surfer” sur ces vagues, sans oublier l’essence profonde de chaque métier auquel on forme. Si les outils évoluent, changent, le métier d’architecte d’intérieur reste le même que celui du Corbusier, de Mallet Stevens, ou de Frank Lloyd Wright :

Construire des espaces adaptés à l’Homme et pour l’Homme.

Le génie d’Institut Artline, c’est de continuer à transmettre des métiers, mais d’avoir un format hyper souple pour s’adapter aux nouveaux outils du marché.

Le deuxième “génie” d’Institut Artline, c’est de former des professionnels qui ne se limitent pas à avoir des connaissances techniques et théoriques, mais des professionnels qui ont un état d’esprit sain dans leur travail pour s’adapter, progresser, grandir. Il y a en plus de la formation au métier, un aspect “éducation” aux attitudes pour être un pro “bien dans ses baskets”: Comment progresser dans son travail, comment garder un regard critique sur sa propre attitude, ses capacités, ses qualités et défauts, comment être autonome, la prise d’initiative, la prise de décision, le travail en équipe.

Le troisième “génie”, c’est la mise en place de ce duo professionnels mentors - apprenants professionnels. Nos formateurs sont tous des professionnels du milieu, qui pratiquent à plein temps, et que nous allons chercher dans des agences, des studios en pleine expansion qui sont amenés à recruter...parmi nos apprenants. La mise en contact directe entre professionnels en activités et futur professionnels permet un enseignement actuel, mais aussi des opportunités de reseau de recrutement pour nos apprenants! C’est la liberté du format en ligne qui facilite énormément cet aspect “pépinière de talents”.

L’approche pédagogique d’Institut Artline, c’est aussi d’être à l’écoute du marché de demain. Demain, et déjà aujourd’hui, c’est la réalité augmentée, l’hyper-digitalisation des espaces. C’est une erreur de penser que le magasin physique va disparaître. Nous aurons toujours besoin d’architectes d’intérieur pour dessiner nos magasins. En revanche, ces architectes devront être au point sur les nouvelles technologies pour proposer un espace approprié à leur client. Le designer devra surfer entre espace réel, espace de réalité augmentée et espace digital pour rester pertinent dans l’approche de son métier.

Cet article vous a intéressé ? Découvrez notre article sur comment allier digital et espace de vente physique avec le marketing expérientiel et l'architecture retail.

Vous souhaitez en savoir plus ? Découvrez en détail le programme du Bachelor Design & Architecture intérieure 3D. 

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