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9 juin 2017

 Catégorie : Paroles d’étudiant(e)s

Charlotte, 21 ans, en Prépa design & digital (MANAA) et factrice à Paris

INSTITUT ARTLINE : Charlotte, qu’est-ce qui t’a mené vers ces métiers ? Une passion, quelque chose de mûrement réfléchi, ou le hasard ?

CHARLOTTE : J’étais en dessin, en bac pro communication graphique après avoir fait une option dessin en seconde. Finalement, le graphisme ne m’intéresse pas plus que ça, c’est sympa, mais ce n’est pas ce qui me branche le plus, donc j’ai arrêté en seconde, et j’en ai fait une autre.

Donc tu avais déjà une sensibilité, tu sentais que tu aimais le dessin ?

Oui, j’aimais bien le dessin. Je ne dis pas que je me débrouillais bien à ce moment-là, mais je ne connaissais pas bien les métiers qui existaient dans ce domaine. C’est pourquoi je me suis lancé dans ce bac pro sans trop savoir où j’allais, parce qu’on mettait en avant le dessin. Mais en fait, ce n’est pas vraiment cela !

Ce n’était pas vraiment ça ?

Quand j’étais à Corvisart oui, c’était plus « branché » dessin, après je suis allé dans une autre école où là en revanche, on ne travaillait que sur ordinateur. Je suis retourné travailler après mes deux Secondes (rires), pendant quatre ans, donc retourner dans le milieu scolaire après avoir bossé était un peu compliqué pour moi. Me retrouver avec des personnes de 16 ans alors que j’avais 20 ans. Retrouver le carcan scolaire, pas le droit de sortir pour fumer une cigarette, c’était dur de revenir dans ce milieu. Je voulais être traitée comme une adulte et plus comme une enfant... Donc j’ai arrêté, et je suis retourné à la Poste.

Tu travailles donc à La Poste...

Oui je suis factrice ! Et en faisant des recherches, je suis tombée sur votre école…

Oui on imagine que cela peut être compliqué une fois dans la vie active de revenir à la case étudiante ! Comme cela s’est passé alors, tu connaissais déjà les cours en ligne ? Comment as-tu trouvé l’école ?

En fait, j’ai voulu retenter l’alternance après mon bac pro tout en continuant à travailler. Mais n’ayant pas trouvé d’entreprise, je n’ai finalement pas voulu me lancer dans ce projet. Ensuite, j’ai été embauchée en CDI en décembre, mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas ce dont j’avais envie. J’avais seulement besoin d’un tremplin, de gagner un salaire, être autonome, d’avoir une certaine stabilité pour mener à bien mes projets. Cela m’a pris du temps, mais je pense être arrivée à mes fins.

Ton projet, tu ne l’as donc pas perdu de vue. Seulement tu t’es dit, le graphisme, ce n’est pas forcément le domaine qui m’intéresse le plus dans la création...

Oui, je me projette dans un métier de la création. Je sais que l’Institut Artline est dans la 3D et je trouve ça cool. C’est vraiment un monde, un univers sympa, qui en jette. Mais je ne connais pas vraiment le milieu et ce que cela entraîne. C’est pour ça que j’avais d’autres choix d’écoles, mais finalement je me suis dit, quitte à me lancer, je continue mon travail à côté donc...

Tu n’avais donc pas forcément pensé à une école en ligne, et tu es tombée dessus comme ça ?

Je me suis dit qu’en ligne ce serait bien pour moi, de pouvoir continuer à travailler tout en étudiant en même temps. Je me suis inscrit sur un site et des écoles m’ont sollicitée, mais finalement c’était Artline qui me branchait le plus.

Il y avait ce facteur important pour toi : tu es en CDI à ce moment-là, à plein temps, et il te fallait une formule compatible avec ton activité professionnelle, c’est bien ça ?

Oui, avec l’alternance on continue à travailler, mais c’est dur de se lancer dans un domaine comme cela sans avoir vraiment de bases. Moi je n’aime pas arriver dans une entreprise et me dire je ne sais pas ce que je dois faire. C’est peut-être bête...

Tu te dis alors qu’il faut passer par la Prépa (MANAA) ?

Oui, c’est sympa, comme cela on voit aussi comment fonctionne l’école, ça permet d’acquérir des bases dans le dessin, pour ensuite se tourner vers l’univers de la 3D et le scénario, cela donne une idée de ce qu’on peut faire.

Travail préparatoire MANAA - Charlotte

Tu ne sais pas encore exactement de ce que tu voudrais faire ensuite ?

Effectivement, je n’ai pas d’idée encore précise de ce que je veux faire. Mais c’est le principe de la prépa artistique en même temps !

Comment cela se passe, cela ne fait pas très longtemps que tu as démarré ? Tu avais un goût spécifique pour les jeux vidéo, l’animation ?

Oui, je joue en ligne, j’ai beaucoup joué à Call of Duty, après j’ai essayé World of Warcraft, OverWatch... J’ai un peu tout testé à vrai dire, mais Call of Duty a été le grand jeu de ma vie (rires). Je trouve ça cool, ce sont des univers qui m’attirent.

Tu avais déjà eu une expérience d’apprentissage en ligne, à distance ?

J’avais été inscrite dans une école à distance (nationale) un moment. Sauf que cela s’était assez mal passé, car il n’y avait vraiment aucun suivi, avec les bouquins envoyés par La Poste. Même ma mère n’arrivait pas à faire les devoirs et pourtant elle est passionnée d’histoire. C’était très compliqué finalement.

Tu étais en quelle section ?

C’était dans le but d’obtenir mon Bac. Je tentais toujours des choses en espérant un jour trouver la bonne formule. Je ne voulais pas arrêter les études, mais une fois qu’on entre dans la vie active, on laisse les études un peu de côté. Cette école à distance ne m’avait donc vraiment pas plu, les autres écoles disent que ce n’est pas pareil, etc. Ici il y a un vrai suivi, avec les « live », donc je trouvais ça sympa ce côté un peu plus humain.

« Ici il y a un vrai suivi, avec les lives, donc je trouvais ça sympa ce côté un peu plus humain. »

C’est ce dont tu avais besoin en fait ?

Oui, parce qu’il y a quelqu’un qui est là en disant « eh bien ils sont où les rendus ? » (rires). Ce n’est pas le côté scolaire, mais nécessaire !

Quelle est ton impression, cela ne fait pas encore longtemps que tu es dans l’école ?

Ça va, c’est dur en travaillant à côté : je me lève à 4 h du matin donc c’est un peu fatigant.

Là, tu es à plein temps c’est cela ? Tu travailles combien d’heures pour ta formation ?

Oui c’est cela. Pour ma formation, je ne compte pas vraiment !

La passion on ne compte pas...

(Rires) Oui, c’est vrai, je ne compte pas... Il m’arrive de me coucher très tard lorsque je suis à fond dans un projet. Mais j’essaie de m’imposer un rythme et de m’organiser pour que tous mes travaux soient terminés. En travaillant à La Poste, j’ai toutes mes après-midis de libre. Je travaille de 6 h à 12-13 h, donc cela me laisse du temps pour me consacrer à mes créations.

Trouves-tu le rythme assez intensif, exigeant ? Assez flexible ?

Je le trouve intensif, mais je le savais déjà en lisant le programme. Quand on m’a expliqué, je le savais, toutes les semaines : un travail à réaliser. Quand on te dit 15 h par semaine, tu sais très bien qu’il faut en faire plus, et c’est vraiment le minimum.

Tu avais bien compris le programme, c’était clair pour toi ?

Oui, j’avais eu le Responsable pédagogique. Après, je savais déjà un peu à quoi correspond une MANAA, que l’on nous enseigne vraiment les bases. Ce n’est pas le plus marrant au fond (rires), on est loin des jeux vidéo, mais c’est comme les instruments de musique, je sais qu’il faut passer par là. On a besoin de bases solides pour réussir par la suite, c’est normal, et je compte bien suivre la suite. Mais l’année que j’attends impatiemment c’est le Bachelor. C’est mon objectif.

Tu te laisses cette possibilité de mûrir ton choix. Si on se projette, ton projet, ton ambition personnelle, tu te vois bien poursuivre en Bachelor voire Mastère ?

Oui (rires), je suis là pour faire la totale. Je suis là pour une reconversion professionnelle, ce n’est pas pour faire les choses à moitié. Ce sont des métiers passion, mais ce sont aussi des métiers d’avenir ! La création numérique, je pense que c’est la filière qui me correspond le mieux et dans laquelle je me projette. Donc en plus d’être une passion, car c’en est une clairement, c’est un métier d’avenir que je recherchais aussi. J’ai un travail, donc je ne suis pas à la recherche de cela pour l’instant. Travailler à La Poste est pour moi une bonne assise, mais pas ma perspective ultime de carrière...

« Je suis là pour une reconversion professionnelle, ce n’est pas pour faire les choses à moitié. Ce sont des métiers passion, mais ce sont aussi des métiers d’avenir ! »

Carnet de dessins et d'illustrations - Charlotte

Tu es depuis un peu plus d’un mois en MANAA : raconte-moi ton expérience, tes surprises, ce que tu as aimé, y a-t-il des choses qui te manquent ?

En termes de charge de travail, je m’y attendais ! Que j’allais devoir bosser (rires) ! On est là aussi pour ça, donc ce n’est pas une formation pour faire des petits dessins. Si on veut des résultats... Mon expérience, c’est que c’est flexible, car tu te crées ta propre organisation en t’adaptant mutuellement avec les formateurs (mentors) au niveau des horaires. Tout e monde s’adapte à tout le monde, on est un peu obligé aussi, chacun à sa vie !

« C’est flexible, car tu te crées ta propre organisation en t’adaptant mutuellement avec les formateurs (mentors) au niveau des horaires. »

Tu discutes sur les fils de discussion ?

Oui, ça, c’est vraiment cool. On discute de manière naturelle. Aujourd’hui, on est un peu tous sur nos téléphones ! Donc, ce genre de discussion en ligne devient naturellement une habitude.

Imagine que je suis un futur candidat, comment cela se passe ?

On a un exercice/projet par semaine, à rendre le dimanche soir au plus tard, exception près. Par exemple, si on rate un cours, je peux voir en « replay » la visioconférence du cours du projet, et la vidéo de correction. Le prof peut décaler, par exemple lors de la « semaine des vacances » ont eu droit de rendre le lundi, on a eu un peu plus de temps. Il y avait de l’illustration donc c’était un peu plus « poussé », pour vraiment travailler à fond. C’était le premier exercice de création, donc on a eu un jour de plus ! (Rires)

Travaux préparatoires MANAA - Charlotte

« Par exemple, si on rate un cours, je peux voir en replay la visioconférence du cours du projet, et la vidéo de correction. »

D’accord, pour la mise en route en sorte !

Oui voilà (rires), c’est assez sympa, cette flexibilité... C’est naturel voilà, c’est humain. Donc c’est ça qui est bien.

Comment se traduit cet exercice/projet du lundi ?

Le lundi, c’est un gros projet avec de nombreuses vidéos séquencées. C’est un cours en fait, et ensuite un travail à réaliser. C’est le formateur qui réalise le tout, il nous explique la leçon, nous montre dans quelles directions devons-nous nous lancer, il fait un exemple de ce qu’on doit faire, et ensuite un récapitulatif des consignes.

Tu aimes que ce soit assez structuré, régulier ?

Oui c’est ce que je recherchais, un rythme. Pas de scolaire, mais il faut un minimum de structure pour éviter de s’éparpiller.

« C’est ce que je recherchais, un rythme. Pas de scolaire, mais il faut un minimum de structure pour éviter de s’éparpiller. »

C’est la bonne surprise du lundi donc ! Et ensuite ?

Moi j’essaie de regarder tout le cours en vidéo le lundi, j’ai tout l’après-midi. On n’est pas obligé de tout regarder, mais moi je préfère tout visionner d’un coup, pour voir vraiment toute la leçon. C’est ce qu’on nous avait conseillé aussi, et je trouve que c’est le moyen le plus efficace. Ensuite, j’essaie de me lancer sur le 1er exercice, tenter un petit truc. Tout de suite d’appliquer. Après on dort, on fait une nouvelle journée, comme ça on a déjà l’idée de ce qu’on veut faire ou ce qu’il y a à faire.

Y a-t-il trop de vidéos ?

Lundi dernier, je me suis endormie, mais c’est bien qu’il y en ait beaucoup ! Il faut bien toutes les informations. Après je les revois souvent, je me remets la vidéo quand je fais l’exercice. C’est bien chapitré, elles sont assez courtes. C’est clair dans l’intitulé des chapitres.

Tu as un planning ? Tu es connectée au planning ?

Oui on nous explique cela à la « réunion de prérentrée », tous les lundis les nouveaux cours arrivent.

Comment se passe cette réunion de prérentrée ? Tu as une visioconférence ?

Oui c’est ça. Il y avait d’abord une vidéo explicative de la méthode et de la plateforme à regarder et après il y a une visioconférence pour échanger, en discuter. En tout, cela a peut-être duré deux heures avec les vidéos. Un accueil, une visite de l’école virtuelle, comment cela va se passer, comment marchent les différents outils...

Donc le mardi tu te lèves, tu as l’idée... !

(rires) Pendant les premières semaines, on a les 1ers projets ; le mardi la correction des projets, ceux de la semaine précédente. Cela dure une heure et demie. On voit les devoirs, ce qui est bien, et on en discute. Par exemple, s’il y a quelque chose que l’on n’a pas réussi, le formateur va le reprendre avec nous, va redessiner dessus, ou réexpliquer c’est ça qui ne va pas…

« Par exemple, s’il y a quelque chose que l’on n’a pas réussi, le formateur va le reprendre avec nous, va redessiner dessus, ou réexpliquer ce qui ne va pas… »

Tu aimes bien cela, le formateur (mentor) qui te montre ?

Oui ça c’est sympa, car je ne pensais pas qu’il allait le faire en direct (rire). On est 13 dans la classe.

Tout le monde est à peu près assidu ?

Oui, il y a une grande partie de la classe qui est là.

Vous commencez à vous connaître, à échanger souvent entre vous ?

On se parle assez naturellement sur l’outil de discussion. On n’est pas encore en grand lien, mais je pense que cela viendra avec le temps, on vient juste de commencer. On ne se connaît pas encore totalement, on est un peu éparpillés dans toute la France, voire le monde ! Il y en a un qui vient d’arriver et qui est sur l’île de la Réunion, c’est le plus loin, je pense. On n’est pas tant que ça en région parisienne finalement.

Paris n’est pas toute la France... même si c’est quasiment un Français sur 6 (rires) !

Ça reste un gros truc (rires).

Ces rendez-vous réguliers en « classes virtuelles » ? Ça te convient ?

Du moment que c’est l’après-midi (pour moi), oui ! Sinon, si je ne peux pas assister à certains « live », ça me pose problème, mais j’essaie de faire en sorte de pouvoir assister à tous. C’est important. Si on oublie de le regarder et qu’on se met à fond sur le projet en étant persuadée d’avoir totalement compris le projet, et que l’on ne se rend pas compte qu’on est en train de faire une grosse erreur, on rate l’explication qu’on aurait peut-être pu avoir et c’est dommage. Après voilà, il y a le replay quand même. Donc c’est un effort à faire aussi de notre part.

Pour les autres étudiants ?

On a tous des horaires de travail très différents (car tout le monde bosse quasiment), donc on ne peut pas se caler à tout le monde. Moi je travaille le matin, d’autre c’est la journée. Mais je pense que c’est plutôt une bonne idée que le formateur fasse sa classe virtuelle à heures fixes, tout en tenant compte de tout le monde ! Ça permet aussi le côté structuré dont on a peut-être besoin.

Dans ces corrections, vous vous retrouvez entre étudiants, comment cela se passe ?

Le formateur pose des questions, s’il y a des choses qu’on n’a pas compris, la correction est affichée ou réalisée en live. On regarde, on voit si on a fait une erreur, il fait le tour de tous les étudiants présents (et même des absents !). On échange par la voix, mais on doit couper le micro si on ne parle pas (rire) pour éviter les bruits d’ambiance de chaque personne...

« Le formateur pose des questions, s’il y a des choses que l’on n’a pas compris, la correction est affichée ou réalisée en live. On regarde, on voit si on a fait une erreur, il fait le tour de tous les étudiants présents (et même des absents !). »

Si on déroule la semaine ?

Il y a le « live de correction » et le « live en-cours de devoir » (rires) comme je l’appelle, qui est l’explication du projet/exercice qu’on est en train de faire, si on a des questions, si cela pose problème sur certains exercices. Au début, c’était comment faire des ronds, vraiment les « bases de chez bases » (rires), il y en avait qui avait des problèmes pour cela, bon c’était le début ! Mais même ça, on a eu une explication très approfondie de la manière dont on fait le geste.

Et pour cela le formateur (mentor) vous montre, partage son écran ?

Lui il est sur tablette par exemple, lorsque c’est plus facile pour tout le monde. Il nous montre comment faire, le geste à avoir, même si c’est déjà bien expliqué dans la vidéo. À tour de rôle, on profite des questions des autres, sur le projet qu’on est en train de faire.

Et toi, tu sais à peu près comment est découpé le programme ?

Je connais le programme des semaines à venir, des prochaines UV (unités de valeur). Actuellement, on est sur la perspective. Après, je ne sais pas exactement ce que l’on a, mais ce n’est pas un problème, car on a déjà une bonne idée de ce dans quoi on se lance !

Tu as le sentiment de bien avancer ? Par rapport à la méthode ?

Pour le moment on voit les bases, donc c’est efficace dans le sens où quand je dessine chez moi j’évite généralement tous les problèmes qu’ici on me force à faire (rires). Donc oui j’évolue dans ce sens-là ! Sur la perspective par exemple, elle m’ennuyait un peu, donc je l’avais mise un peu de côté en dessinant des choses bien plates (rires). Toute seule, j’aurais évité tout cela... C’est comme l’anatomie, on invente un peu jusqu’au moment où on va t’obliger à la connaître vraiment ; c’est dans le parcours. Donc ça me force justement, c’est ce que je recherchais aussi. Cela m’oblige à faire des choses que j’évitais dans le dessin.

Mais ça te force sans trop de douleur (j’espère) !

Oui ça va pour le moment (rires), c’est intense, mais ça se fait.

Et dans tes interactions avec les autres étudiants, ça te convient ?

Le chat/fil d’échange est sympa, on discute, parfois même en privé, on s’aide, on dit ce qu’on en pense. Tout le monde donne son avis, du type « je pense que tu devrais faire ça ». Nos avis ne sont pas spécialement professionnels, mais on donne tous nos petits commentaires, et c’est sympa dans ce sens-là, il y a un vrai partage. Tout le monde quasiment poste des choses, participe. D’autres sont parfois plus en retrait. Mais je pense qu’ils sont encore un peu timides parfois, ça va venir !

« Le chat/fil d’échange est sympa, on discute, parfois même en privé, on s’aide, on dit ce qu’on en pense... Tout le monde poste des choses, donne son avis, participe. Il y a un vrai partage. »

Il y en a certains qui sont plus « timides » ou tout simplement plus individuels dans leur façon d’appréhender leur formation... question de personnalité.

Je pense que cela a permis à certains étudiants de parler plus librement. Il y a par exemple certains qui au début ne mettais pas leur webcam ou alors juste quand on leur parlait, et là pour le coup ils l’ont tout le temps allumé, ils participent beaucoup plus facilement, et même sur le fil d’échange, ils donnent leur avis alors qu’ils ne le donnaient pas au tout début.

As-tu trouvé qu’il y avait une contrainte technique pour s’inscrire, démarrer ?

Au départ, c’est vrai que tu as un peu toutes les pages ouvertes (rires), mais heureusement il y a un seul identifiant, donc une fois que tu l’as enregistré, c’est bon ! Tout est également expliqué dans la vidéo de prérentrée. Certains ont parfois un peu de mal au début, mais il y a beaucoup d’accompagnement et d’explications. Là j’ai l’outil de discussion sur ma tablette, sur mon téléphone... ça va !

Dans tes échanges avec les mentors (formateurs), quelle est ton expérience par rapport à ce que tu as connu par exemple en Bac pro ?

Oui, c’est sympa, c’est plus naturel, il y a moins de barrières que le classique prof/élèves. Là par exemple, il y a eu un projet, et le formateur a fait l’exercice. Bon évidemment nous ne sommes pas du même niveau (rires), mais il donne son avis, on se tutoie ; c’est vraiment plus naturel. Ce n’est pas « oui Monsieur le professeur », je lève la main (rires) ; ce qui était un peu embêtant à l’école d’un certain point de vue... !

Ça t’arrive quand tu travailles sur un projet ou un exercice de solliciter sur ton mobile un mentor (formateur) quand tu es bloquée ?

Pour le moment, je n’en ai pas encore eu besoin. Après, vu qu’on met souvent les photos sur l’application d’échange (avec le message : « je viens de faire ça »), il y a les étudiants qui donnent leur avis, puis les formateurs (mentors) aussi. C’est très précieux...

C’est important ce partage, d’avoir des retours ?

Oui, partager ses travaux, avoir ces retours, c’est vraiment ce qu’il faut prendre. Même s’il faut se forcer pour certains au début, car c’est dur d’exhiber ses projets quand on n’a pas forcément confiance en ses traits !

« Partager ses travaux, avoir ces retours, c’est vraiment ce qu’il faut prendre. Même s’il faut se forcer pour certains au début, car c’est dur d’exhiber ses projets quand on n’a pas forcément confiance en ses traits ! »

Il y a toujours une partie de soi qu’on dévoile...

Oui, mais c’est ça en fait ! Au début, quand tu postes la première par exemple. Il y en avait qui était beaucoup plus à l’aise à ce niveau-là et d’autres non, maintenant ça s’est un peu rôdé sur l’application. C’est un écho en fait, une mini-correction en cours, même avec le formateur (mentor) qui participe à la conversation.

Comment se passe le rendu ?

On dépose sur le « drive », on a des dossiers : il faut prendre la main, mais c’est simple en réalité. Moi je préfère poster en cours de route, d’autres préfèrent poster tout à la fin. Pour le coup, chacun fait un peu comme il veut !

Quand tu t’es inscrite, cela t’a semblé facile le contact avec l’école ?

J’ai eu un riche échange avec le responsable pédagogique avec qui j’ai pu poser toutes mes questions, il m’a tout expliqué. Après il y a eu le « live » d’entretien donc tu reposes les mêmes questions pour être sûre, et j’ai montré mes dessins à la webcam (rires).

Cela t’a rassurée on dirait de devoir montrer tes travaux ?

Oui, le contraire m’aurait paru bizarre. C’est toujours sympa de montrer ce que tu sais faire, cela montre un peu où tu en es. Même pour les enseignants (mentors), c’est bien je trouve de savoir avec qui ils sont. Le petit entretien d’admission à la webcam, c’est sympa parce que cela te met un peu dans l’ambiance. J’ai dû acheter la webcam le jour d’avant d’ailleurs, car je n’en avais pas (rires). Je l’ai rodée en quelque sorte !

« Le petit entretien d’admission à la webcam, c’est sympa parce que cela te met un peu dans l’ambiance. »

Travaux préparatoires de dessins MANAA - Charlotte

Le profil des autres étudiants, c’est important pour toi ? Qu’ils aient à peu près le même niveau que toi ou des profils assez divers ?

Il y a toujours une petite compétition, cela te motive quand même un peu. Untel a fait cela, si toi c’est un peu moins bien tu te dis que tu vas le retenter, recommencer. Ça va pour moi, pour d’autres ils ont peut-être un peu plus de mal, car ils n’avaient jamais dessiné. Je pense que pour eux ça les a bien lancés, car ils se sont vraiment améliorés, c’était flagrant !

Globalement, tout le monde suit à peu près ? Personne ne décroche ?

Pour le moment, c’est assez libre en termes de niveau, mais tout le monde progresse, on est vraiment en train d’apprendre.

« Pour le moment, c’est assez libre en termes de niveau, mais tout le monde progresse, on est vraiment en train d’apprendre. »

Qu’est-ce qui te plaît le plus pour l’instant ?

Mettre en application, par exemple l’illustration de fin d’UV qui mobilise ce que l’on a appris, oui c’était sympa, concret, pratique. Travailler les bases, la perspective, les cercles... Après voilà, on est tous un peu parti pas pour ne pas faire que du dessin, mais tout de même dans un domaine de la création, on attendait un peu ça (rires). Enfin moi je l’attendais, de mettre en application ce que j’avais appris, d’acquérir ces bases...

Est-ce que tu as le sentiment que ta vie s’organise différemment autour de l’école ?

Oui, moi je suis là pour la totale, je prends cela au sérieux, il y a mon travail, l’école ; c’est ce que je recherchais comme équilibre et projet. Il faut tout de même se donner un peu. Il y a un étudiant qui avait un peu bâclé un projet…

... et il s’est fait taper sur les doigts (rires) ?

Oui voilà ! « Essaie de faire mieux, de faire un peu plus » lui a-on-dit. Parce que toi, tu passes ta semaine dessus à faire les choses, à dire expliquer ton travail, à te coucher tard, pour être bien, et lui il bâcle le truc... Il s’est donc pris une petite réflexion (rires).

Tu t’es donné une sorte d’échéance ? À 25 ans, je suis directrice artistique...

J’ai déjà oui un peu « tâté le terrain » ... Je suis jeune, tout le monde me le dit (rires), mais ce n’est pas quelque chose qui est tombé comme ça d’un coup, j’ai cherché.

Si tu avais spontanément un conseil à donner à celui tenté de faire une école en ligne, de sauter le pas du numérique ?

Je dirais il faut prendre le temps, que ce soit un temps que tu t’accordes, s’organiser. Il faut prendre le temps pour soi, c’est mon optique. Je prends du temps pour moi, pas pour l’école. Pour moi, je suis dans une optique professionnelle. Il y a peut-être des gens qui testent cela un peu comme une activité à côté, pour faire du dessin. Moi, ce n’est pas dans ce sens-là. Mais même pour quelqu’un qui a envie de faire du dessin, je pense que c’est toujours très utile, cela permet de le faire chez soi, il n’y a pas de contraintes physiques, tu n’as pas besoin d’aller dans un lieu pour prendre des cours de dessin. Les déplacements peuvent être compliqués pour certaines personnes. Justement là tu es chez toi, tu es à l’aise, tu as ton matériel, c’est « cocooning » dès l’école (rires) !

« Les déplacements peuvent être compliqués pour certaines personnes. Justement là tu es chez toi, tu es à l’aise, tu as ton matériel... c’est cocooning dès l’école (rires) ! »

Belle formule ! En comparant avec ton expérience « classique » de cours de dessin, qu’est-ce qui te saute aux yeux, la différence ? Que trouves-tu de mieux ou peut-être de moins bien ?

Quand tu es à l’école, tu mélanges finalement un peu toutes les matières, vu que tu as une heure avec ceci, une heure avec cela... En fait, tu t’embrouilles dans le fond. Enfin, pour moi, tu es souvent un peu perdu avec les matières générales souvent, c’est compliqué de gérer 10 matières différentes sur une semaine ou même sur une année. Ici à Artline cela permet vraiment de se concentrer sur une matière, sur un sujet à la fois. Pour moi, je me concentre mieux sur le dessin pour le coup.

Cela te semble plus efficace ?

Oui. Par exemple pour faire une MANAA, il faut avoir le Bac ; pas tout le temps, mais souvent. Cela veut dire qu’il faut faire 3 ans de « mélange de tout » pour vraiment ensuite se concentrer pendant un an sur quelque chose ; pour moi, ce n’est pas logique. Ce n’est pas perdre du temps, car tu apprends quelque chose, mais c’est un peu tout mélanger. Faire les choses petit à petit, c’est plus simple pour moi. Tu te concentres sur le truc que tu veux faire. Moi je n’ai pas le Bac... donc bon.

Quel est ton point de vue sur la question ? Est-ce que toi tu as été gênée par exemple de ne pas avoir eu ton Bac ?

Pour moi, ce n’est pas indispensable. C’est indispensable quand tu veux faire des études, t’inscrire à l’université, et ça a été un gros problème pour moi, car on me répétait souvent : « tu n’as pas le Bac, tu n’as pas la moyenne en maths, en ceci », c’est assez démotivant en fait. Pour moi l’école, le système scolaire en général ne me correspondait pas.

Tu étais un peu fâchée avec le système (rires) ?

(rires) Oui, un peu fâchée avec le système scolaire... Je n’aime pas ça, enfin disons que cela ne m’a pas plu. Il y a des gens comme ça, mais je ne suis pas nulle à l’école (rires) ! Lorsque je suis retournée à l’école 4 ans après, j’avais 14 de moyenne. C’était plutôt pas mal pour moi. Cela allait, je n’étais pas perdue, mais je ne sais pas... je n’étais pas heureuse. Je voulais vraiment quitter le système scolaire. Peut-être une vision d’adulte par rapport aux autres, enfin c’est mon avis.

« Cela allait, je n’étais pas perdue, mais je ne sais pas... je n’étais pas heureuse. Je voulais vraiment quitter le système scolaire. Peut-être une vision d’adulte par rapport aux autres... »

Je fais le lien avec cette nouvelle pédagogie en ligne, cette approche un peu différente que nous prônons : sans entrer dans des détails trop personnels, qu’est-ce qui t’a gêné à l’école, ce Bac pro ne te convenait pas ? Le rythme ?

De base, avant que je parte travailler, je venais faire du dessin, et bon pour le coup c’est le graphisme qui m’a un peu dégoûté. C’était intéressant, mais ce n’était pas ce que je voulais, donc cela m’a un peu éloignée, on ne faisait pas de dessin pratiquement... !

Tu ne faisais pas de dessin ?

Non, beaucoup d’heures sur l’ordinateur, sur les logiciels, la PAO... (rires). C’est toujours utile de savoir utiliser In Design pour présenter quelque chose, mais pas assez créatif pour moi. Quand je suis retournée à l’école, mon problème est que si j’avais envie de me concentrer sur quelque chose je ne pouvais pas parce que je suis nulle en anglais. Tous mes profs m’ont abandonné à ce niveau-là, c’est horrible (rires). Cela paraît bête, mais cela va m’influencer négativement, se répercuter sur mon travail à côté. Cela joue en quelque sorte ma confiance en moi, ma motivation.

Travail d'illustration personnel - Charlotte

D’où le fait que tu apprécies bien cette méthode où tu te concentres sur la réalisation d’un sujet un moment donné. C’est entier, tu n’as pas l’impression que quelque chose t’échappe, c’est cela ?

Professionnel, c’est ça. Pour le coup, je passe à côté des matières générales qui sont toujours utiles, pour la culture... mais pour moi la culture, tu l’as construit pendant ta vie !

Tu as eu ce nouvel élan d’aller au bout de cette ambition que tu t’es fixée. Qu’est-ce qui a fait qu’à un moment donné, hormis « l’enseignement à distance traditionnel » que tu as vécu, tu t’es dit qu’il pouvait exister autre chose répondant mieux à tes attentes, et te réconcilier finalement avec « l’école » ?

Je ne suis pas en colère contre l’école. Elle m’a freiné à partir du moment où je suis entrée dans la vie active. J’aime bien l’école, j’aime bien apprendre, mais elle n’était sans doute plus adaptée pour moi. Je n’ai pas envie de rien faire, on n’est pas comme ça dans ma famille et c’est mon éducation. Je ne vais pas attendre que les choses viennent à moi. Pour moi, c’est une formation professionnelle dans le sens où je me concentre sur quelque chose, c’est ce que je voulais, donc oui ça m’a vraiment réconciliée avec l’école (rires) !

Tu avais déjà cette petite musique en toi : ton job, mais aussi un projet...

J’ai lâché l’école, car en fin de compte ce n’était vraiment pas pour moi, les notes ce n’était pas ça. Après, c’est le travail qui fait que ce n’est pas ce que je veux faire en fin de compte, il n’y a pas de but là-dedans...

Tu as eu un « délai de carence » en quelque sorte, et tu sentais qu’il te manquait quelque chose...

Oui, c’est ça (rires) !

Cela te semble accessible à tout le monde ? Si tu croises une personne avec un profil un peu différent de toi, mais animé et passionné comme toi par l’univers créatif et le numérique, de ton point de vue est-ce adapté pour tout le monde ? Quel conseil pourrais-tu donner à quelqu’un qui veut se lancer ?

En fait, mon conseil c’est se lancer. Dans le sens, pour se lancer sérieusement, professionnellement. J’ai une amie qui dessine, mais qui ne veut pas forcément en faire son travail. Après, pourquoi pas, cela fait des bases en dessin et cela fait toujours plaisir de connaître des petits trucs et de savoir des choses. Au niveau de la MANAA (la prépa design & digital) je pense que c’est accessible à tout le monde et ça peut être sympa juste pour une année. Moi, mon but c’est de poursuivre, mais à tout niveau je pense que c’est accessible.

Tu te sens suffisamment accompagnée ? On sait que c’est important...

Oui, on a passé par exemple l’autre jour 20 minutes à apprendre à faire des ronds (rires). Pour des personnes qui ont du mal, je pense que c’est quand même très bien accompagné ! Tout le monde n’en avait pas besoin, mais pour celles qui en avait besoin on a pris le temps d’expliquer les choses mêmes les plus simples, celles qui paraissent évidentes pour moi, mais pour d’autres finalement cela peut-être un problème auquel on n’avait peut-être pas pensé. Pour le coup, on a vraiment un accompagnement à ce niveau-là.

Comparativement, par rapport à ce que tu as pu connaître ?

Ah oui oui ! Un professeur à l’école il a une heure avec toi, il n’a qu’une heure avec toi ! Après il a les 700 élèves à côté, et c’est difficile aussi pour lui... C’est son rôle, mais voilà.

Sur cet échange continu avec les mentors (formateurs), et sans barrières comme tu l’évoquais tout à l’heure, qu’aimes-tu le plus ?

Lorsqu’ils nous montrent des choses, lorsqu’on est sur le projet. Si on a des questions en dehors également, ils répondent aussi à d’autres choses, à toutes questions en fait. Il y a tellement de petits « pipes » dans l’application d’échanges, les entraides et astuces, dans tous les domaines en fait, pour n’importe quel conseil, on a un soutien un suivi, même de la part d’autres étudiants et des formateurs (mentors) évidemment.

« ... les entraides et astuces, dans tous les domaines en fait, pour n’importe quel conseil, on a un soutien un suivi, même de la part d’autres étudiants et des formateurs (mentors) évidemment. »

Sur ta passion, qu’est-ce que tu aimes le plus ? Quels sont tes modèles, tes références (c’est un grand mot...) ? Un jeu vidéo ? Un film ?

Word of Warcraft, c’est ce que j’aimerais bien faire, dans l’illustration aussi, mais je ne retiens pas les noms, j’ai beau être à La Poste... ! (rires). J’aime bien un peu tout, mais il y a des choses que je n’aime pas du tout. Les mangas par exemple, j’aime bien les lire, mais je n’aime pas le dessin en lui-même. Je ne vais pas suivre ce genre d’artiste, je les lis c’est tout !

Tu aimes cet aspect des « projets personnels » ?

Il faut forcer un peu les choses pour le temps, j’aime bien consacrer du temps à cela ! Après, c’est une organisation que je n’ai peut-être pas encore prise, je prendrais la main et cela me permettra justement de m’habituer aussi au rythme de créatif, dès maintenant. Car si l’on travaille dans ces domaines, il y a peut-être des choses qu’on a envie de faire et ce n’est pas forcément ce que l’on va nous demander dans le travail. Cela nous oblige à nous organiser à ce niveau-là, et de se faire plaisir aussi !

Est-ce qu’il y a des choses que tu apprécies moins, et d’autres qui pourraient être améliorées ?

Pour le moment, c’est ce à quoi je m’attendais. Je suis plutôt satisfait, justement le comparatif des écoles a beaucoup joué à ce niveau-là, donc j’avais vraiment pris la mesure de tout. Cela correspond bien à l’idée que je m’étais faite. Peut-être parce justement j’ai comparé les écoles, peut-être quelqu’un qui va juste avoir cette école en choix ne va peut-être pas poser les questions qu’il faudrait...

Tu avais eu des contacts avec d’autres écoles à distance ?

Oui, leurs outils m’ont moins convaincue, moins naturels aussi. Cela a vraiment joué, ce côté humain. La relation avec l’équipe pédagogique. Dès l’entretien, on a directement le partage d’écran, la proximité.

« Leurs outils m’ont moins convaincue, moins naturels aussi. Cela a vraiment joué, ce côté humain. La relation avec l’équipe pédagogique. Dès l’entretien, on a directement le partage d’écran, la proximité... »

Il ne faut rien changer alors !

Non, c’est très bien, franchement !

Merci Charlotte !

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